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  • Passions où êtes vous?

    Passions où êtes vous?
    Désirs vous fêtez qui
    Maintenant que vous m'avez laissée?
    Il était si doux le temps des commencements
    Et cette façon de dire vous
    A cet homme qui allait être celui de ma vie?

    Passions, désirs, plaisirs
    Maintenant tout est souvenirs.
    Cesser d'être lucide,
    Rêver comme on renait
    Le temps d'un instant
    Au premier souffle du printemps.

    Qu'il était doux
    Ce temps où je vous disais"vous".
    Toute ma beauté offerte
    A votre cœur amoureux.
    Combien de fêtes avons nous gouté
    Juste nous deux
    Avec nos corps heureux?
    Oh toi mon passé, mon présent, mon futur
    Pardonne moi d'oublier l'amour.
    La fatigue me défait chaque jour
    Seul mes mots savent encore
    Dire je t'aime.

    Je ne veux pas oublier d'être femme.
    Et partager avec toi le bonheur
    Simple caresse, frisson d'un rire,
    Émois d'un livre où mon âme sait vivre.

    Je t'offre tout cela ce soir.
    Simplement.
    Avant de m'endormir
    Plus sereine et désarmée
    Dans la tendresse de ton amour à toi
    Qui n'a pas changé.

  • Nouvelle du samedi soir

    Françoise détestait le samedi soir.

    Elle savait, quand l'angoisse qui l'étreignait, s'assombrissait d'une intensité douloureuse, qu'on était samedi soir.

    Les autres jours, elle acceptait de rester à l'intérieur, écrire avec des amis sur son ordinateur.

    Elle était saoule de sa fatigue passée qui se rajoutait à sa fatigue "nouvelle" et cela suffisait à faire tourner les heures jusqu'au moment du sommeil.

    Mais le samedi soir, il y avait une frustration indicible qui s'abattait sur elle, exigeant la vie venue du dehors.
    Elle voulait participer à cette rumeur du monde qui emplissait les cafés, les restaurants, les boîtes de nuit, où se mélangeaient les fumets des poissons et des viandes, l'odeur de la bière, la sensualité des femmes, le regard gourmand des hommes, dans un bourdonnement un peu fou de mots et de rires.
    Le samedi soir elle trouvait qu'enfin la Vie vivait.

    Assise sur son canapé avec son mari et son fils, loin de cet amour essentiel de la vie qui se passait ailleurs, le match de foot commençait.
    Son fils rugissait de colère à chaque ballon raté, et hurlait de plaisir si le tableau d'affichage marquait enfin autre chose que 0-0.
    Après le match, la nuit à deux commençait.
    Elle échangeait avec son mari des mots sans importance, mais qui écoutés avec amour, la sauvaient de la tristesse, la guidant à nouveau vers un îlot de tendresse, où elle cherchait l'apaisement du dormir.
    Dormir la rassasiait de songes, elle en éprouvait une grande plénitude.
    Au matin, la vie reprenait.
    Le dimanche, elle allait bien, oubliant la colère de la veille.
    C'était le jour du marché et elle allait se mêler au flot de la vie diurne, échangeant maints mots et sourires, râlant contre les poussettes qui croissaient entre ses pieds, et les caddys contre lesquels elle manquait de s'écraser, en les maudissant.
    " Je ne vais pas me refaire une crise cardiaque à cause d'un caddy". Non?

    Les étalages de fleurs et de fruits la rendaient heureuse. Elle avait abandonné ceux du poissonnier trop impatiente pour supporter la file d'attente et le prix à payer.
    Elle était fière de savoir choisir les meilleurs produits, imaginer un menu, et faire plaisir à son mari quand il rentrait déjeuner.

    Elle aimait ces habitudes du partage et de la vie en famille.

    Sa vie était faite de ces moments là, simples et goûteux qui cachaient sa solitude intérieure.
    Et une forme d'ennui qu'elle n'avait jamais su ni décrire, ni combler. C'était pour elle une évidence.

  • Comblons les vides

    Comblons les vides
    Comblons les rides
    Cessons d'être lucide.

    Comblons les greniers
    De nos souvenirs mal aimés
    Avec nos instants préférés.

    Comblons les heures blanches
    De nos existences
    Sous le fard
    De nos errances.

    Jouons à être Autre,
    Jouons à tout recommencer.
    A jouir d'être à nouveau
    Comme si nous n'avions jamais été.

    Et au bout de ce mensonge,
    Parfois l'on songe
    Que le présent aurait pu être pire
    Que le passé avait des éclats d'"aimer".
    Qu'ainsi on peut
    Sans colère, sans regret
    Tout continuer
    A tout rêver.

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