Dans les miroirs de mes vingt ans
Il y avait de beaux regards d'amants.
Une femme fleur et une femme enfant.
Le coeur était une romance
Le désir croisait la nonchalance.
Dans les miroirs de mes trente ans
Il y avait encore des rêves
Et des seins plein de sève.
Aux hommes je disais souvent non
Trop adulée pour être aimée.
A la souffrance, le coeur avait saigné.
La passion était sans pardon.
Dans les miroirs de mes quarante ans
Il y avait le bonheur d'être mère.
Le corps etait une ile de tendresse
Encore plus de rondeurs
Comme un trop plein de douceur.
Le temps commençait à peine
A laisser sur sa peau
Ses rides à fleur d'âme
Ses premiers doutes de femme.
Il y avait moin de regards
Et plus de fard
Quleques éclats de silence...
Moins d'abandon
Plus de raison...
Dans les miroirs de mes cinquante ans
Je n'aime plus y voir le présent
Et je porte mon passé
Comme un beau déshabillé
Dans les miroirs des ans
Dans les miroirs du temps.
27.01.2010
le petit déjeuner
Odeur chaude, qui fait s'ouvrir les narines, berce le coeur, ouvre les sens: celui du café.
Café du matin, un peu de lait crémeux, mélange indigeste que je bois depuis l'enfance. Comme si cette habitude là m'empêchait de vieillir "plus".
Le café au lait, c'est une amertume onctueuse et gouteuse, qui me rapelle que je suis une femme de gout et de plaisir.
Le petit déjeuner, le seul moment ou ma solitude est un choiix, où mes pensées me laissent en paix. Je bois, gorgée après gorgée, car chaque gorgée me réchauffe et m'attendrit. Je ne trempe pas le pain dans le café(horreur). Heureusement, j'ai trouvé dans une boulangerie des ficelles bien cuites, sur leqsquelles j'étale mon beurre fondant. Joli couleur or. Quand j'aurais fini, je sais qu'une sensation d'euphorie viendra clore cette fête des sens.
Energie vitale. Avoir faim, boire chaud. Le matin je n'allume ni la radio, ni la télé. Il sera toujours temps de vivre avec ce monde en précipice.
Le matin c'est l'instant où je m'appartiens. Une plénitude qui ne dureera pas, mais une apparence qui est vrai. Ne pas se diluer encore dans les angoisses à la fois diffuses et innées. Traîner, se lover dans ma robe de chambre. Je me laisse envelopper et caresser par la douceur moelleuse du bambou. Payé 25 euros au marché. Un cadeau qui ne ment pas, comme les cernes anti-rides. Moi ce serait plutot les poches sous les yeux. Les joues creuses, les lèvres qui se sont affinnés. Et le teint gris de Paris.
Mais la vieillesse n'est pas encore cela. Le désir n'a pas quitté mon corps, ni mes rêves.Ni mon envie de créer, ni mon envie d'être émue.Et d'émouvoir. Avec des gestes, des regards, des mots. Des attentes aussi qui signifient que le Vide n'est pas enccore au rendez-vous.
Vivre, sans oublier d'être une femme. Heureuse de l'être, même si le bonheur est une autre question.
10:25 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
citation de la lettre evene
L'être humain est la proie de trois maladies chroniques et inguérissables : le besoin de nourriture, le besoin de sommeil et le besoin d'égards.
[ Henry de Montherlant ]
Extrait de Carnets
09:44 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.01.2010
Lettres de jeunesse(authentique)
"Chère Colette,
21:21 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
trouver la femme de sa nuit
Trouver la femme de sa nuit
Sa passion pour les mots était son écriteau, marqués de ratures ; un, deux, trois, ses maux d’amour dessinés par son plumeau
A ses heures perdues, la fourberie était son activité ; paraît t-il qu’il naquit à minuit
après plusieurs échecs sa devise était « on ne gagne rien à être heureux »
Le jour en vaut la chandelle, le voici qui paie la mise ; un seul sou, deux yeux et une plume de miel
Trouver la femme de sa nuit
Boris en avait l’expérience, il était armé d’un trois pièces taillé à la mesure de son espérance.
Le voilà qu’il franchit la scène
Il s’en est fallu d’un seul regard . . . de braise à travers la fumée d’une salle noire les cendres enflammèrent son cœur de . . . liais
Boris connaissait sa méthode par cœur, principe numéro un : éviter les traquenards.
Mais c’était une nuit spéciale, on n’y entendait qu’une seule note : celle des Lucky Strike enfumée
A l’affût du moindre plumet.
Il s’approcha au trois-quarts lui tendu son Dupont, lui récita son poème par cœur mais elle était envoutée par un autre hameçon, le magicien Parker.
Arriva l’entracte, un verre de quatre cinq six à la main elle se tourna enfin, lui lança un regard futile d’un coup Boris se sentit inutile, hypnotisé par son rouge à lèvres satin.
Timidement il lui demanda son prénom, doucement elle lui répondit qu’elle n’en avait point.
Trouver la femme de sa nuit
Son esprit repris le pari, analysa deux conséquences, le résultat était passe ou trépasse, il finit par choisir, il sortit de son intérieur une liasse bien préparée qu’il glissa d’un ton rieur accompagné de
« Je suis seul cette nuit, vient m’accompagner ; on fera des sept huit neuf, j’ai un hôtel particulier Boulevard Montparnasse » .
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24.01.2010
Dans les miroirs du temps
dans les miroirs du temps
23:01 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Gainsbourg(une vie héroique)
Un film sublissimme. Que je ne peux même pas décrire avec des mots tant mon coeur reste étreint.
19:34 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
j'ai passé l'âge de la pudeur(poème de jeunesse)
| J'ai passé l'age de la pudeur J'ai passé l'âge de la pudeur J'ai passé l'age de la pudeur |
09:09 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
23.01.2010
citation de la lettre evene
Le vrai matérialiste, plus il descend dans la matière, plus il exalte la spiritualité.
[ Georges Braque ]
10:28 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.01.2010
citation de la lettre evene
19:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note











