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27.01.2010

le petit déjeuner

Odeur chaude, qui fait s'ouvrir les narines, berce le coeur, ouvre les sens: celui du café.
Café du matin, un peu de lait crémeux, mélange indigeste que je bois depuis l'enfance. Comme si cette habitude là m'empêchait de vieillir "plus".

Le café au lait, c'est une amertume onctueuse et gouteuse, qui me rapelle que je suis une femme de gout et de plaisir.

Le petit déjeuner, le seul moment ou ma solitude est un choiix, où mes pensées me laissent en paix. Je bois, gorgée après gorgée, car chaque gorgée me réchauffe et m'attendrit. Je ne trempe pas le pain dans le café(horreur). Heureusement, j'ai trouvé dans une boulangerie des ficelles bien cuites, sur leqsquelles j'étale mon beurre fondant. Joli couleur or. Quand j'aurais fini, je sais qu'une sensation d'euphorie viendra clore cette fête des sens.

Energie vitale. Avoir faim, boire chaud. Le matin je n'allume ni la radio, ni la télé. Il sera toujours temps de vivre avec ce monde en précipice.
Le matin c'est l'instant où je m'appartiens. Une plénitude qui ne dureera pas, mais une apparence qui est vrai. Ne pas se diluer encore dans les angoisses à la fois diffuses et innées. Traîner, se lover dans ma robe de chambre. Je me laisse envelopper et caresser par la douceur moelleuse du bambou. Payé 25 euros au marché. Un cadeau qui ne ment pas, comme les cernes anti-rides. Moi ce serait plutot les poches sous les yeux. Les joues creuses, les lèvres qui se sont affinnés. Et le teint gris de Paris.
Mais la vieillesse n'est pas encore cela. Le désir n'a pas quitté mon corps, ni mes rêves.Ni mon envie de créer, ni mon envie d'être émue.Et d'émouvoir. Avec des gestes, des regards, des mots. Des attentes aussi qui signifient que le Vide n'est pas enccore au rendez-vous.

Vivre, sans oublier d'être une femme. Heureuse de l'être, même si le bonheur est une autre question.

 

citation de la lettre evene

L'être humain est la proie de trois maladies chroniques et inguérissables : le besoin de nourriture, le besoin de sommeil et le besoin d'égards.
[ Henry de Montherlant ]
Extrait de Carnets

26.01.2010

Lettres de jeunesse(authentique)

"Chère Colette,

En voulant vous écrire, j'ai hésité sur votre prénom, et j'ai eu envie de vous appeler Mathilde. Changer de prénom, c'est changer de "personnage. Mais j'ose affirmer - c'est un jeu - qu'il y a une Mathilde en vous, qui dort ou qui sourit, et aussi une Marie, et Colette n'est que la face du coeur, avec son insolence pleine de rire, sa vivacité, et aussi, un peu d'orgueil. Celle d'une femme ou d'une "artiste" ?

J'ai enfin fini mon travail et je peux savourer avec plaisir et paresse mes états d'âme, que je laisse voguer de l'euphorie à la tristesse, en n'y retenant que leur durabilité et leur cohérence narcissiques, leur fluidité, et une certaine nonchalance de vacances "(mot qui m'a toujours fait peur par l'esprit de vide qu'il sous entend).

"Alors, que fais-je de mes journées ? Je me relaxe à l'ombre des chaleurs torrides, préférant le refuge de ma chambre, où je me love,  presque nue, dans le silence troublé de mes souvenirs. Personnages à naître (je les attends toujours) jeux frivoles avec mon double, que je laisse aller en liberté dans mon intériorité comblée.

Parfois je m'interroge (quand même) sur l'étrange de ce sacré qui m'envahit, vibration ou cri - douceur et douleur du plaisir - et je déclare, très fière, avoir un goût inné pour l'absolu. Cependant qu'aussitôt me reprend la pensée de ce bonheur dont je sais toute la fragilité, la violence, et qui m'offre dans son inachèvement la forme la plus épurée de l'angoisse.

Comment y échapper ? En refusant d'écrire ?
Pourtant ma vie s'épanouit dans la tendresse, avec le rire de mon fils, les bras protecteurs de mon mari, et je regarde avec gourmandise ses reflets de mon coeur, tandis que je vois mon corps se redresser avec l'insolence d'une fleur en plein soleil, et que je sais alors que je veux exister, parce que je ne suis encore qu'à ma naissance
Très amicalement Elisabeth

trouver la femme de sa nuit

Trouver la femme de sa nuit

Sa passion pour les mots était son écriteau, marqués de ratures ; un, deux, trois, ses maux d’amour dessinés par son plumeau
A ses heures perdues, la fourberie était son activité ; paraît t-il qu’il naquit à minuit
après plusieurs échecs sa devise était « on ne gagne rien à être heureux »
Le jour en vaut la chandelle, le voici qui paie la mise ; un seul sou, deux yeux et une plume de miel

Trouver la femme de sa nuit 

Boris en avait l’expérience, il était armé d’un trois pièces taillé à la mesure de son espérance.
Le voilà qu’il franchit la scène
Il s’en est fallu d’un seul regard . . . de braise à travers la fumée d’une salle noire les cendres enflammèrent son cœur de . . . liais
Boris connaissait sa méthode par cœur, principe numéro un : éviter les traquenards.
Mais c’était une nuit spéciale, on n’y entendait qu’une seule note : celle des Lucky Strike enfumée
A l’affût du moindre plumet.
Il s’approcha au trois-quarts lui tendu son Dupont, lui récita son poème par cœur mais elle était envoutée par un autre hameçon, le magicien Parker.
Arriva l’entracte, un verre de quatre cinq six à la main elle se tourna enfin, lui lança un regard futile d’un coup Boris se sentit inutile, hypnotisé par son rouge à lèvres satin.
Timidement il lui demanda son prénom, doucement elle lui répondit qu’elle n’en avait point.

Trouver la femme de sa nuit

Son esprit repris le pari, analysa deux conséquences, le résultat était passe ou trépasse, il finit par choisir, il sortit de son intérieur une liasse bien préparée qu’il glissa d’un ton rieur accompagné de
«  Je suis seul cette nuit, vient m’accompagner ; on fera des sept huit neuf, j’ai un hôtel particulier Boulevard Montparnasse » .

Stanley Ouzillou.

24.01.2010

Dans les miroirs du temps

dans les miroirs du temps

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Dans les miroirs de mes vingt ans
Il y avait de beaux regards d'amants.
Une femme fleur et une femme enfant.
Le coeur était une romance
Le désir  croisait la nonchalance.

Dans les miroirs de mes trente ans
Il y avait encore des rêves
Et des seins plein de sève.
Aux hommes je disais souvent non
Trop adulée pour être aimée.
A la souffrance, le coeur avait saigné.
La passion était sans pardon.

Dans les miroirs de mes quarante ans
Il y avait le bonheur d'être  mère.
Le corps etait une ile de tendresse
Encore plus de rondeurs
Comme un trop plein de douceur.

Le temps commençait à peine
A laisser sur sa peau
Ses rides à fleur d'âme
Ses premiers doutes de femme.
Il y avait moin de regards
Et plus de fard
Quleques éclats de silence...
Moins d'abandon
Plus de raison...

Dans les miroirs de mes cinquante ans
Je n'aime plus y voir le présent
Et je porte mon passé
Comme un beau déshabillé

Dans les miroirs des ans
Dans les miroirs du temps.


Gainsbourg(une vie héroique)

Un film sublissimme. Que je ne peux même pas décrire avec des mots tant mon coeur reste étreint.

j'ai passé l'âge de la pudeur(poème de jeunesse)

J'ai passé l'age de la pudeur
L'age de baisser les yeux
Devant les hommes.
J'aime les robes qui s'envolent
J'aime ma cuisse qui s'abandonne
J'aime les seins en pomme
Et tous les coeurs en fleur
J'aime l'air du bonheur
Sous le frissson léger de l'impudeur.

J'ai passé l'age de la pudeur
La timidité est une vertu périmée
Toisez les hommes d'un air d'orgueil
Effeuillez les comme ils vous effeuille
Mais n'avouez pas votre tendresse
Gardez là plutôt comme une caresse
Pour l'heure du baiser
Quand on vous aura déshabillé.

J'ai passé l'âge de la pudeur
Mon imagination s'ouvre comme une fleur
L'amour pour moi n'a plus de secrets
Mais je m'invente toujours de nouveaux regrets.

J'ai passé l'âge de la pudeur
L'age des petites filles qui pleurent
Pour des histoires de coeur.
Il me reste aujourd'hui
La  passion à l'oeil bleu
Celle qui est fait d'un zeste amer
Et de quelques mauvais vers.

J'ai passé l'age de la pudeur
L'age de baisser les yeux
Devant les hommes.
J'aime ma cuisse qui s'abandonne
J'aime les seins en pomme
Et tous les coeurs en fleurs
J'aime l'air du bonheur
Sous le frisson léger de l'impudeur.

23.01.2010

citation de la lettre evene

Le vrai matérialiste, plus il descend dans la matière, plus il exalte la spiritualité.
[ Georges Braque ]

22.01.2010

citation de la lettre evene

Il ne faut jamais faire que les sottises qui nous plaisent. «
[Prosper Mérimée] «

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