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05.01.2010

ce qui me rend gaie

ce qui me rend gaie

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Une plage, des voiliers au vent, des chevaux, marcher dans le sable, un rire, la voix de Dane, ses mots échevelés, une musique comme un peu d'ivresse, un Michoko qu'on laisse fondre sous la langue, le croissant du matin et l'odeur du café, ce plaisir du goût qui s'éveille. Un parfum sur ma main, un foulard en soie, un regard qui cherche le désir, la saveur d'une caresse. Le bonheur de gagner au jeu, plaire après 50 ans, porte une robe rouge, voir des roses d'Equateur étirer leurs longues tiges dans un vase de cristal. Voir des gens heureux, regarder mon coiffeur travailler, écouter un beau discours, écrire une lettre d'amitié, raconter des souvenirs à celui que l'on connait à peine, trouver une nostalgie douce, dire  "j'aime la mélancolie au lit", tenir un stylo  dans sa main, écrire le mot rêver et penser à ma liberté.

citation de la lettre evene

L'harmonie fut ma mère dans la chanson des arbres et c'est parmi les fleurs que j'ai appris à aimer.
[ Friedrich Hölderlin ]

04.01.2010

citation de la lettre evene

On ne peut voir que là où il n'y a plus aucune ténèbre de puissance. Le pouvoir aveugle, la gloire assombrit.
[ Christian Bobin ]
Extrait de L’inespérée

03.01.2010

sur le balcon du temps

Sur le balcon du temps

Les souvenirs se posent

Comme des baisers.

 

Les saisons passent

Les amours cassent

Les visages changent d'âge

Les parents meurent

Les enfants naissent

 

Et dans le creux de mes rides

Je compte les histoires

Tout ce qui m'a grisée

Tout ce qui m'a caressée

 

Tout ce qui m'a brûlée

Tout ce que j'ai perdu

Tout ce que j'ai aimé

Tout ce qui m'a rompue

 

Tous ceux que j'ai aimé

Tout ce qui m'est rendue

Tout ce qui continue

Tout ce qui se perpétue

 

Le nom, la mémoire, la vie.

 

Sur le balcon du temps

Les souvenirs se posent

Comme des baisers.

Voeux 2010

Voeux 2010

Que cette année soit synonyme de bonheur,
Que le don de l'amour pénètre notre coeur,
Que la réussite nous ouvre sa fenêtre,
Que nos santés nous jouent l'impression de renaître,
Que nos valeurs excellent pour deux mille dix.
Sans oublier la poésie et ses délices.

 

Verbal Sarrazin.

Chevaux(texte ancien)

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chevaux(II)

Musique du corps et de l'âme saisis dans l'éphémère.
Quatorze heures un jour ou un autre dans l'arène du "turfisme". Impression singulière. Une floraison de  sueurs humaines, trempée dans l'argent des colporteurs de rêve.
Valse des billets, chiffres jetés au Hasard , tension extrême, regards traversés d'éclairs déments. Erotisme des souffles mêlés.
" Trois minutes. Sous les ordres."
Rituel des courses. Le thêatre s'ouvre sur la pourpre des vainqueurs. Ils sont partis. Beauté des chevaux dans l'effort, virtuosité des jockeys joutant l'espace de leurs corps graciles, vitesse déployée sous le fouet des clameurs, casaques flamboyantes dans le galop du vent.
Deux minutes de vie suspendue.
Les cris se sont tus. Le manège des gagnants et des perdants ouvre la cérémonie. Mer de tickets déchirés, concert de désolations, voix triomphantes aussi, foule qui se déploie, traces de convivialité.-
" Madame, je vous avais dit de jouer le 8_". Qui m'interpelle ainsi? Un homme petit et grisonnant, au costume étriqué et au regard joyeux. Il a gané, alors il se grise de conseils intempestifs. Je ne ré
ponds pas. Dans une heure il aura tout reperdu.
Dix sept heures trente. Dernière course, ultime espoir. Les idées sont de plus en plus confuses, la légèreté n'est plus qu'un soupir de l'inconscient. L'attente se teinte d'inquiétude. La jouissance des nerfs m'a quittéee. Je suis lasse et déçue.
Trois minutes. Sous les ordres. Je n'ai plus la force de rêver. J'ai joué ma date de naissance. Comme une déclaration d'identité dans ce monde sans repères.
Qui est en tête? Je regarde sur mon journal. C'est bien le nom de mon cheval. WAR PRINCE. Numéro 12. Et voila le 2 qui gagne du terrain. Ah, je vous en supplie, ne ralentissez pas. Le poteau d'arrivée est encore loin? combien de souffrance dans cet infini de l'attente! Les derniers mètres, les dernières secondes. Enfin. Je crie. Mon corps tempête, mon sang exulte. L'épuisement et l'ivresse s'enlacent dans un"rythme and blues" qui font danser mes paupières. Les autres n'existent plus. Seul compte le Hasard et ce combat victorieux.

18 heures. Retour au monde ordinaire. Aux joies des vivants, aux frustrations du réél, aux blessures de la mémoire. Mais ce soir je suis heureuse. Je pourrais dire à mon fils qu'il a gagné. Deux cent francs de rêve. Un méchant et un gentil qu'il fera s'entrechoquer sur l'écran bruyant de son imaginaire. Il lui manque encore les mots mais la musique de sa voix suffit à l'histoire.
La mienne se finit ainsi.
" Aujourd'hui, demain. Matin, nuit. Je suis toquée d'un galop de chevaux dans le manége du temps."

citation sur l'avenir

Le poète se souvient de l'avenir." (Jean Cocteau)

02.01.2010

que j'aime les petits carnets

que j'aime les petits carnets

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Que j'aime les petits carnets
Où s'écrivent mes pensées
Comme des humeurs
De papier...

Au fil des jours
Mon regard étonné
Sur un ciel, un visage
Un rêve,
Souvenirs qui viennent
M'effleurer
Colères
Qui jettent leurs feux,
Regrets qui laissent leurs traces
Comme des larmes de papier...

Mes petits carnets
Où j'écris ma liberté
Révoltée,
Ma solitude que je ne peux expliquer
Et la Beauté
Qui me fait créer.

Sur mes petits carnets
Tous les temps se mêlent.
Soleils et pluies
Traversent l'instant.
Le passé est un trait.

Mes petits carnets
Toujours vous me consolez.
Laissez briller ma mémoire
Et réveiller ma vie.
Mots à moi, mots d'émoi
Vous êtes les photos -pages
D'un regard sans âge.

Mes petits carnets
Jetés dans les tiroirs
Ouverts et refermés
Vous êtes ce qui reste
Du sel de mes années.

 

12:05 Lien permanent | Commentaires

pour oublier l'hiver

Sous un nuage
La lumière s'éveille.

Sur un désir

Le printemps respire...

 

Douce volupté

Blonde légéreté.

Paupières fermées.

 

Laisser défiler

Ses souvenirs

Dans le creuset

De ses années.

 

Sur un désir

Le printemps respire.

Il est midi

Un jeudi.

Le temps passe

Et se prélasse.

 

Un peu comme une caresse

Ce bonheur éphémère

Pour oublier l'hiver.

citation de la lettre evene

Celui qui désire, espère et croit en lui-même, celui-là est heureux de voir les autres espérer et croire.
[ Richard Wagner ]

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