Avertir le modérateur

  • l'histoire de la petite fille qui ne savait pas d'histoires

    l'histoire de la petite fille qui ne savait pas d'histoires

    Laura avait dix ans. C'était sa dernière année d'école élémentaire. Elle était excellente élève, toujours attentive, soigneuse dans son travail et parfaitement mise dans sa tenue. Sa mère l'aimait et l'habillait comme une princesse. L'hiver elle portait un manteau bleu-marine, assortie à sa robe et  à ses bottines, à ses gants et à son bonnet.
    Sa mère aimait l'habiller en bleu parce qu'elle avait des yeuxcouleurs du ciel, et des longs cheveux blonds qui  ondulaient en grosses boucles sur ses épaules.
    Parce qu'elle était jolie, intelligente et toujours bien habillée, beaucoup de ses copines la jalousaient et étaient méchantes avec elle. On parlait derrière son dos et qu'on lui disait quelque chose c'était pour lui répéter in lassablement: toi tu as de la chance.
    Laura pourtant était triste. Elle se sentait un peu seule, elle avait toujours peur de salir ses vêtements ce qui l'empêchait de jouer dans la cour de récréation, mais surtout la raison de cette tristesse tout le monde l'ignorait. Elle était peut-être futile mais Laura la trouvait essentielle.
    Sa mère ne lui avait jamais raconté des histoires et elle même ne savait pas en inventer. Ce n'est qu'à l'école qu'on lui avait parlé du petit Chaperon rouge, de la Belle et la Bête, de Blanche Neige et les septs nains.
    Plus tard elle était allée au cinéma voir tous les films de Walt-Disney mais ceci n'avait jamais pu effacer le regret qu'elle avait. Son enfance n'avait pas été bercée à  l'approche du sommeil par une voix douce qui lui soufflait des mots  qu'elle imaginait comme des baisers. Et puis se disait-elle, si elle avait eu un grand frére, il lui lui aurait sans doute raconté des histoires qui faisaient peur mais elle n'en avait pas. Pas davantage de petite soeur pour jouer à la maman dont elle rêvait.
    Ces mots doux, ces contes avec de méchantes  fées et de beaux princes charmants, lui manquaient si sincèrement qu'elle en pleurait parfois. Son sommeil était agité de cauchemars qui la réveillaient, et elle allait se glisser  entre son papa et sa maman, dans leur grand lit, où les caresses de sa mère l'apaisaient. Dans l'odeur de sa mère peut- être trouvait elle  ce qu'elle ne lui disait pas?
    Elle pensait que plus tard puisqu'on ne lui avait jamais raconté d'histoires elle ne saurait pas en inventer et elle se trouvait toute bête d'être ainsi sans imagination. Pourtant elle avait un autre don qu'une fée bienveillante avait déposé dans ses étrennes: elle savait regarder le ciel et y voir tant de choses qu'elle ne s'ennuyait jamais.
    Elle  y avait trouvé 7 sortes de bleu auxquels elle donnait des petits noms et à qui elle parlait comme à une âme soeur de ses petits chagrins. Toute une ménagerie l'attendait la haut. Des chevaux volants, des moutons au pelage doux, et des chèvres qui faisaient couler une pluie de lait pour nourrir tous les enfants de la terre.

  • citation de la lettre evene

    Tais-toi beaucoup pour avoir quelque chose à dire qui vaille d'être entendu. Mais encore tais-toi pour t'entendre toi-même. «
    [Lanza del Vasto]

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu