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  • L'été

    l'été

    307710870.jpgCarte postale.

    Cher Daniel

    Voilà l'été, la saison que tu aimes tant.

    Celle des lumières voilèes, des mers lisses, ou des ports que le vent fait frémir, voiles qui ondoient au rythme de nos coeurs.

    L'été, quand s'ouvre le bleu de la liberté sur le chemin des nuits, oubliant l'ordre des jours et ces heures monocordes qui tressent nos quotidiens.

    Et puis voilà que se révèlent nos coeurs, nos peaux, la fragilté des regards au bord des désirs éphémères.

    Ici et là, s'écrit la transparence d'un sentiment, l'abandon dans la volupté, l'amour dans l'infini.

    Que j'aime aussi les nuits, l'errance sur les plages , traversées de rires volées, et de vagues voluptueuses.

    Puis plus tard, au coeur des villes, dans les bars où  s'écoulent des fioles d'ivresse et de caresses, sous la brume floue d'une fumée entêtante, le silence de la solitude recouvert par le bruit de toutes  ces voix à la densité âpre, dont on entend respirer lamultiplicité d'être. La vie qui gronde, un orage qui bouleverse l'insondable ennui.

    Instants suspendus puis oubliés,  au fil des années qui dansent, entre des larmes séchèes.


  • au temps des saisons

    au temps des saisons

    Après tant de jours gris perdus  dans la monotonie le printemps s'était éclos. Le soleil touchait la peau. Les corps et les âmes se remettaient à rêver et à aimer.
    Elle essayait d'oublier l'hiver et redoutait deja l'été. Elle détestait les voyages au soleil, le corps fourbu de chaleur, la soif insatiable et la sueur sur sa nuque.
    Le soleil la consumait. C'était comme si l'amour se mourait, la vie se retirait, que seul la mer et la violence des vagues pouvaient lui restituer cette énergie perdue.
    Le matin quand il y avait encore un peu de fraîcheur, son regard contemplait cette ligne bleue où le ciel et la mer se confondent. Elle se rêvait elle, si fragile, dans l'espace infini.
    A l'heure de midi recommençait la torpeur. Elle attendait alors le soir, avec le vent, avec les paysages fous des nuages fondus dans la nuit.
    Elle guettait la lune, s'apaisait de ses formes rondes, s'imaginait la toucher, dormir sur son  lit de brumes.
    Puis la nuit tombait. Alors commençait une autre vie, celle de ses voyages dans l'univers  fantasque du jeu. Dans la salle ouatée des casinos, hommes et femmes se rejoignaient dans une tension avide. Ils ne se regardaient plus, mais s'accompagnaient, s'offraient à cette volupté du jeu où l'argent n'était plus qu'un éclat de rire ou un frisson de colère.
    La boule tournait, indifférente, incessante. Les jetons se déplaçaient, ilôts de toutes les couleurs. Quand elle le pouvait, elle choisissait le rouge.
    Rouge: couleur de la vie et la mort. Ce grand voyage de la nécessité et du hasard, dans lequel elle se plongeait, poitrine trop dénudée, bouche frémissante, douleur dévoilée dans l'imminence du plaisir.

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