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  • l'habitude

    L’habitude est un masque.
    Un cache misère de nos frustrations et de nos peurs.
    Elle nous réconforte pourtant parce qu’elle nous rattache à ce que l’on connait, à ce qu’on le sait faire, à ce que l’on a appris enfant et qui s’inscrit ainsi dans notre histoire.
    Depuis l’âge de 15 ans je prends un petit déjeuner, café au lait et croissant. Tous les matins cette seule chose me donne envie de vivre.

    Il y a des jours où l’on se dit la vie est trop difficile, les relations avec les autres insatisfaisantes et épuisantes, nos exigences impossibles autant que nos rêves et nos illusions.
    Mais ce seul geste, boire mon café, me permet de continuer à suivre une ligne droite entre les méandres de l’impossible.

    Trop de routes qui nous mènent à rien, trop de fuites en avant, trop de pertes qui nous assaillent et nous creusent.

    Et pourtant à la croisée de ces chemins, des jours de lumière et de joie. Des rires de l’amitié de l’amour. La beauté que l’on a eue, celle de la jeunesse que l’on a transmise, le reconnaissance des autres pour le bonheur qu’on a essayé de leur offrir.
    L’habitude garde tout en mémoire, notre histoire, et nos non dits.
    Alors grâce à elle, je continue à exister, je traverse les silences, je fais vivre mon corps, je nourris mon âme. Tout se confond. J’ai besoin des autres, mais l’habitude a besoin de moi. Et je lui dis oui tous les jours.
    L’habitude est une alliance secrète de soi à soi.
     

  • Désird'Alain Rey(tiré du livre: les mots de saison)

    Par isab :: 31/05/2008 à 8:24

    Il rime avec plaisir, avec jouir; il fait courir, frémir et parfois fuir; il tire et attire, il aspire et soupire... Sans assonance, il entraîne, pousse, convoite, espère, recherche, rêve, imagine: on prend ses désirs pour des réalités. Comme plaisir, avec qui il forme un couple infernal, il vise une volonté de possession, mais se précise et s'exaspère avec Eros, ce diable de petit dieu qui fait des humains le jouet d'une force qui les dépasse.

     

    Le désir, comme la passion, joue avec la volonté: on croit qu'il l'exprime, il la détruit, on pense qu'il la concentre vers son objet, il cherche sa satisfaction, celle ci le tue: assouvissement. Le désir ne sait que tromper: insatisfait, il tourmente; satisfait, il s'évanouit.

    Il brûle, il brille: on parle des feux du désir; pourtant c'est un soleil noir et on sait aujourd'hui où mènent les noirs désirs. Il a fallu plonger dans l'inconscient pour en faire un retour aux premières satisfactions désirantes: la chaleur du sein, la bouche et l'anus, avant le sexe. Le terrible docteur Freud a compromis le désir en montrant qu'il nous menait par tous les bouts. Malgré l'éthymologie, la libido n'est pas une lubie; elle nous conduit, elle insiste, elle nous ramène à la toute petite enfance, où rien ne compte que le plaisir égoïste, pervers et polymorphe. Rendre le désir adulte,quel programme!

  • citation de la lettre Evene

    C'est facile d'arrêter de fumer, j'arrête 20 fois par jour.
    [ Oscar Wilde ]

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